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«La charte est également une promesse que nous nous faisons – à nous ainsi qu’à notre travail»

19. février 2014

L’ORS s’est dotée d’une nouvelle charte. Stefan Moll-Thissen, son directeur, nous en explique les raisons dans cette interview.

Qu’est-ce qui vous a amené à rédiger une nouvelle charte?

Celle que nous avions datait de plus de dix ans. Or, beaucoup de choses ont changé depuis, comme les conditions-cadres ou la structure de l’entreprise. Il fallait réagir. Nous avons donc tenté de rédiger une nouvelle charte qui reflète les enjeux d’aujourd’hui, notre exigence d’encadrement et d’occupation et l’image que nous nous faisons de nous-même.

Comment est née la nouvelle charte?

Six collaboratrices et collaborateurs travaillant dans des domaines différents de l’ORS, tels que l’encadrement, le conseil social et la communication, ont réfléchi et élaboré ensemble la nouvelle charte.

D’autres collègues ont également été intégrés au processus. Interrogés quant à leur expérience quotidienne au travail, ils ont pu formuler leurs souhaits et proposer des idées.

Leurs réponses ont été évaluées, pondérées et transcrites par le premier groupe, puis débattues avec la direction. Je profite de l’occasion pour remercier toutes celles et tous ceux qui ont pris part à l’élaboration de cette charte, pour leur engagement et leurs idées.

A qui s’adresse la charte?

La charte s’adresse à l’ensemble des collaboratrices et collaborateurs de l’ORS, de Suisse et d’Autriche.

En quoi change-t-elle?

Evidemment, notre charte n’a pas été totalement refondue. En quoi change-t-elle alors? Nous nous sommes posé la question de ce qui nous importe en tant qu’entreprise: comment encadrons-nous les requérants d’asile? Comment gérons-nous nos collaboratrices et collaborateurs? Quelle image avons-nous de nous, quelles valeurs véhiculons-nous? La nouvelle charte couvre tous ces aspects ainsi que d’autres domaines.

Pourquoi la charte est-elle aussi détaillée?

La nouvelle charte est pour nous un instrument important de définition de notre image. Elle ne se contente donc pas de quelques mots clés. Elle est plus détaillée et plus différenciée que dans bien des cas. Nous voulons, par ce biais, donner à notre travail un fondement idéel qui peut être et est réellement vécu dans le travail au quotidien.

Comment la nouvelle charte a-t-elle été présentée en interne?

Chaque collaboratrice et chaque collaborateur en a reçu un exemplaire. La brochure qui lui est consacrée est disponible en allemand, français et italien. Ce sont les responsables de centre qui communiquent la nouvelle charte à leur équipe. Ils ont, à cet effet, la liberté de procéder comme bon leur semble. En la matière, nous comptons sur leur créativité. Le plus important, c’est qu’ils le fassent et nous en tiennent informés. La charte a volontairement été créée «à partir du cœur» de notre organisation et nous sommes convaincus que nos collaboratrices et collaborateurs se pencheront volontiers dessus.

Comment comptez-vous la faire intégrer à vos collaboratrices et collaborateurs?

Evidemment, nous avons conscience que la communication n’est qu’une partie du processus. Le vrai travail ne fait que commencer. Cette charte est une promesse que nous nous faisons – à nous, à notre travail et à notre entreprise. Il ne reste plus qu’à la tenir! Nous allons encourager les collaboratrices et collaborateurs à se saisir de la nouvelle charte et veiller, par diverses mesures internes, à ce qu’elle soit toujours présente à l’esprit et qu’elle vive.

Pourquoi est-ce essentiel pour une entreprise d’avoir une charte?

Quand dans une entreprise de nombreuses personnes collaborent sur une même base mais en des sites différents, il faut des valeurs, des principes et des objectifs communs. Une charte oriente et définit le cadre dans lequel on entend travailler ensemble et avec autrui. C’est la pierre fondatrice de notre travail quotidien.

La charte ne sert-elle tout simplement pas à soigner son image?

La charte de l’ORS est née avant tout des réflexions et efforts conjoints de nos collaboratrices et collaborateurs.C’est pour eux qu’elle est faite. Car une chose est sûre: elle ne vit que s’ils s’impliquent et s’identifient à elle. La charte comprend par exemple des phrases comme: «Nous traitons les requérants d’asile et réfugiés avec respect et objectivité.» C’est ça l’ORS! Nous y veillons déjà au quotidien, dans notre travail, et c’est ce qui doit nous guider en permanence.

En parallèle, elle montre à nos mandants et à toute personne intéressée la façon dont nous travaillons et quelles règles nous nous imposons. C’est aussi à cela qu’on doit nous juger. Vu sous cet angle, la charte est très transparente car très précise.

Comment est-elle accueillie par les collaboratrices et collaborateurs?

Les retours que j’en ai eus jusque-là sont tout à fait positifs. La charte est accueillie avec intérêt et donne matière à discussion. Nous allons continuer d’accompagner et de suivre le processus, par le biais par exemple des cours de bienvenue que nous dispensons aux nouveaux collaborateurs et collaboratrices. On y montre clairement entre autres que «notre travail est empreint d’estime et de respect mutuels - des valeurs que reflète notamment la diversité des compétences, ethnies, religions et origines de nos collaboratrices et collaborateurs.»

En tant que directeur, que reprenez-vous à votre compte dans cette charte? Dans quelle mesure êtes-vous un bon exemple?

Pour moi, la charte est importante. Elle est à la fois une boussole et un message. J’essaie, à la moindre occasion, de le prouver à nos collaboratrices et collaborateurs et surtout aussi de leur montrer l’exemple. Chaque cadre dirigeant est un ambassadeur des valeurs de notre entreprise, et naturellement cela s’applique aussi à moi.


la nouvelle charte



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